sportsregions

Benoit nous raconte son 1er BRM


Publiée le par Alain Raison

Benoit nous raconte son 1er BRM

Mon premier BRM : 200 de Paname

Depuis quelques temps, je m’étais mis en tête de faire un BRM 200. J’ai déjà un peu d’expérience sur cette distance avec 2 sorties l’année dernière de plus de 200km en solo en gravel. Je voulais voir ce que ça change de le faire en groupe.

Préparation :

Faire un BRM 200 début mars, ça se prépare mais la préparation n’est pas optimale, les mois de janvier et février ayant été maussades, peu de sorties longues pour se préparer : seulement 5 sorties de 70 à 80 kms. Et pour parfaire le tout (je suis sûr du contraire !), une sortie de 100 km menée à vive allure la veille du BRM…

Vérification du vélo Gravel: vérification des freins, réajustement du pédalier qui, avec la boue et l’humidité, avait besoin d’une maintenance, ajustement de la pression des pneus pour la route (3 bars à l’avant et 3.3 à l’arrière pour une section de 40).

En BRM, on est autonome, j’emporte donc l’essentiel : 2 chambres à air + rustines, multitools, maillon de chaine, pompe, et clé de pédalier car je n’avais pas entièrement confiance dans ma réparation. Coté transport, j’installe les sacoches pour avoir du ravitaillement à portée de main en roulant, et je prends un sac à dos pour ne pas limiter le ravitaillement et le matériel et en particulier pour avoir des habits chauds. Vu le temps prévu, gants longs, coupe-vent, harnais réfléchissant. Et pour finir, lumières avant et arrière avec une autonomie suffisante.

Il faut avoir plusieurs longues distances à son actif pour savoir quel type de nourriture passe correctement lorsqu’on est exténuée. Pour ma part, en cas de fatigue extrême, impossible de manger solide, donc des pompotes dans le sac pour parer à l’éventualité de la fringale. Et pour éviter cette fringale, de quoi manger tout le temps : barres, pâtes de fruits, plaquette de chocolat, gâteaux… Pour les boissons, 2 bidons avec boisson énergétique, 1 camelback 1.5L avec de l’eau.

Navigation :

A la différence de mes sorties longues tout seul, pas besoin de m’occuper de la création du parcours et des adaptations possibles ; Seulement un téléchargement de la trace la veille et c’est prêt !

 

 

Le jour J

Départ de la maison à 6h pour être à Paris à 7h avec l’équipe USML. Nous devions être sept, nous sommes cinq au rendez-vous. Les deux autres nous rejoindront sur place. Les 15 km d’approche dans la nuit, à allure tranquille, se font dans un brouillard qui nous suivra toute la matinée.

Arrivée au départ, des vélos partout, 600 inscrits, ça fait du monde ! Je récupère ma carte jaune à faire tamponner aux différents points de contrôle. On laisse partir le gros des troupes devant et nous partons groupés à 5 vers 7h20 (Jean, Thais, Didier, Vincent et moi).

Je roule d’abord avec Vincent, tout en sachant que son rythme est trop élevé pour moi sur la durée mais je suis le groupe sans forcer sur le plat en bord de Seine. Dès la première montée je me laisse décrocher pour ne pas forcer et je roule à mon allure jusqu’à ce que Jean me rattrape. On roulera ensemble ensuite jusqu’au troisième Checkpoint. On se fait une bonne pause 15 kms avant le premier checkpoint et on repart toujours dans le brouillard par 7°C.

Le premier point de contrôle se situe à Magny en Vexin (75 km), il y a une bonne queue pour faire tamponner la feuille de route, ça permet de voir Vincent qui repart quand on arrive et Didier et Thais qui arrivent quand on patiente. Ça permet de se mettre d’accord pour se retrouver à Gisors à mi-parcours pour déjeuner. Quelques temps après ce point de contrôle, on retrouve Vincent au bord de la route qui répare sa crevaison coutumière. On rejoint un tronçon que je connais et affectionne pour atteindre la mi-parcours : une ancienne voie ferrée reconvertie en piste cyclable.

Arrivés à Gisors (100 km), on décide avec Jean de prendre un kebab pour recharger les batteries. C’est peut-être un peu lourd, diront certains, mais c’était bon et ça m’a permis de tenir jusqu’à la fin de la journée. On est motivé pour la suite du parcours qui semble plus facile car avec un peu moins de dénivelé.

Après cette bonne pause de 45 min, on se remet en route, à 4 cette fois-ci, en direction du deuxième (125km) et puis du troisième (165km) point de contrôle. Avec Jean, ayant un niveau similaire, on se relaye très bien sur la route, on rejoint et on perd des groupes tout le temps en fonction des arrêts et du relief. La longueur du parcours fait que la forme n’est pas constante, j’ai une douleur qui apparait derrière le genou, qui me suivra pendant 40 kms et qui disparaitra complètement ensuite. Les faux plats sont plus difficiles à passer qu’au début de la journée mais je gère et fais des pauses quand il faut pour m’alimenter. De plus je reçois des encouragements de mes enfants directement sur le GPS, ça motive ! De plus le temps s’améliore on voit le soleil arrivé finalement à percer le brouillard. Après le 3e point de contrôle, je pars seul sans attendre les autres car je suis arrivé en pleine forme à ce point et j’ai peur de me refroidir. En fait, dès la première côte, je ne suis pas au mieux mais je monte tranquillement et je rejoins des groupes pour finir le parcours jusqu’à Paris. Je retrouve à l’arrivée Jean, Thais et Didier qui sont arrivés quelques minutes après moi, on fait valider, après une longue attente, notre BRM 200 !

Après s’être restauré, on repart sur Maisons-Laffitte de nuit pour arriver vers 20h, après avoir été retardé par 2 crevaisons à 5 kms du but !

Pour ce premier BRM :

  • 233 km au total,
  • 23,4 km/h de moyenne,
  • 10 heures sur la selle,
  • Aucun ennui mécanique majeur,
  • Et du ravitaillement encore disponible à l’arrivée.

Une superbe journée, rendue encore plus agréable grâce à Jean, qui m’a accompagné une grande partie du parcours, m’a averti quand je forçais trop, et a pris d’excellents relais. Merci également à Didier pour son expérience rassurante, et bravo à Thais, qui a bouclé ce BRM avec son vélotaf, sans jamais donner l’impression de peiner. Maintenant, il est temps de récupérer et de voir si les distances encore plus longues me motivent…

 

Partager sur

commenter

Commentez la news

Envie de participer ?